Posté le 29 juillet 2014 dans Non classé par F4HAJ

Souvent, lorsqu’on discute sur Internet ou de vive voie sur le domaine radio et les outils associés, une affirmation qui revient régulièrement est que la possession (et donc l’utilisation) de scanner (appareil destiné à parcourir le spectre radioélectrique) est interdit en France.  Je suis parvenu à remettre la main récemment sur les textes qui vont bien, je les republies donc ici pour archive.

En trouve en effet dans le code Pénal les articles suivants :

  • Article 226-3 du code Pénal :

Est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende :

La fabrication, l’importation, la détention, l’exposition, l’offre, la location ou la vente d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’opérations pouvant constituer l’infraction prévue par le second alinéa de l’article 226-15 ou qui, conçus pour la détection à distance des conversations, permettent de réaliser l’infraction prévue par l’article 226-1 ou ayant pour objet la captation de données informatiques prévue par l’article 706-102-1 du code de procédure pénale et figurant sur une liste dressée dans des conditions fixées par décret en Conseil d’Etat, lorsque ces faits sont commis, y compris par négligence, en l’absence d’autorisation ministérielle dont les conditions d’octroi sont fixées par ce même décret ou sans respecter les conditions fixées par cette autorisation ;

2° Le fait de réaliser une publicité en faveur d’un appareil ou d’un dispositif technique susceptible de permettre la réalisation des infractions prévues par l’article 226-1 et le second alinéa de l’article 226-15 lorsque cette publicité constitue une incitation à commettre cette infraction ou ayant pour objet la captation de données informatiques prévue par l’article 706-102-1 du code de procédure pénale lorsque cette publicité constitue une incitation à en faire un usage frauduleux.

  • L’infraction indiquée dans le précédant article est définie dans l’article 226-1 du code Pénal :

Est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait, au moyen d’un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui :

En captant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de leur auteur, des paroles prononcées à titre privé ou confidentiel ;

2° En fixant, enregistrant ou transmettant, sans le consentement de celle-ci, l’image d’une personne se trouvant dans un lieu privé.

Lorsque les actes mentionnés au présent article ont été accomplis au vu et au su des intéressés sans qu’ils s’y soient opposés, alors qu’ils étaient en mesure de le faire, le consentement de ceux-ci est présumé.

  • Article 226-15 du code Pénal :

Le fait, commis de mauvaise foi, d’ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d’en prendre frauduleusement connaissance, est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d’intercepter, de détourner, d’utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie électronique ou de procéder à l’installation d’appareils de nature à permettre la réalisation de telles interceptions.

Un scanner grand publique

Un scanner grand publique

A la lecture de ces articles, on pourrait conclure que la possessions/vente/utilisation de scanner est illégal en France. Il faut cependant se reporter au décret évoqué par l’article 226-3. Celui applicable actuellement est l’arrêté du 4 juillet 2012 fixant la liste d’appareils et de dispositifs techniques prévue par l’article 226-3 du code pénal. On y trouve, en Annexe 2 :

 APPAREILS ET DISPOSITIFS TECHNIQUES SOUMIS À AUTORISATION EN APPLICATION DE L’ARTICLE R. 226-3 DU CODE PÉNAL
1. Appareils, à savoir tous dispositifs matériels et logiciels, conçus pour réaliser l’interception, l’écoute, l’analyse, la retransmission, l’enregistrement ou le traitement de correspondances émises, transmises ou reçues sur des réseaux de communications électroniques, opérations pouvant constituer l’infraction prévue par le deuxième alinéa de l’article 226-15 du code pénal.
Entrent notamment dans cette catégorie :
― les appareils dont les fonctionnalités qui participent à l’interception, l’écoute, l’analyse, la retransmission, l’enregistrement ou le traitement de correspondances ne sont pas activées, quel que soit le moyen d’activation ;
― les appareils permettant, par des techniques non intrusives d’induction électromagnétique ou de couplage optique, d’intercepter ou d’écouter les correspondances transitant sur les câbles filaires ou les câbles optiques des réseaux de communications électroniques.
N’entrent pas dans cette catégorie :
― les appareils de tests et de mesures utilisables exclusivement pour l’établissement, la mise en service, le réglage et la maintenance des réseaux et systèmes de communications électroniques ;
― les appareils conçus pour un usage grand public et permettant uniquement l’exploration manuelle ou automatique du spectre radioélectrique en vue de la réception et de l’écoute de fréquences ;
― les dispositifs permettant de réaliser l’enregistrement des communications reçues ou émises par des équipements terminaux de télécommunications, lorsque cet enregistrement fait partie des fonctionnalités prévues par les caractéristiques publiques de ces équipements.

On fait rentrer sans mal les scanner dans la définition du second tiret des appareils qui n’entrent pas dans la catégorie. La possession et l’utilisation d’un scanner est donc libre en France.

Pour archive, Arrêté du 4 juillet 2012 fixant la liste d’appareils et de dispositifs techniques prévue par l’article 226-3 du code pénal (PDF)

Posté le 5 février 2014 dans Morse par F4HAJ

Je me suis enfin motivé pour me lancer dans l’apprentissage du Morse (CW). Si j’ai décidé de me lancer dans cet apprentissage, c’est pour plusieurs raisons :

  • c’est un mode de communication très efficace qui permet de communiquer sur de longues distances avec peu de puissance et des antennes peu encombrantes (critère important quand on habite en appartement, qu’il n’est pas simple de se constituer une station à la maison, et que le trafic en mobile est le plus pratiqué)
  • les émetteurs CW font parti des plus simples à construire, c’est un bon point d’entrée selon moi pour me lancer dans la construction d’un premier émetteur (certainement un kit), mais je craint d’être frustré si je ne suis pas en mesure de l’utiliser ensuite ;-)
  • c’est un mode de communication moins commun que je trouve fun
Manipulateur Morse

Manipulateur Morse (source : Anthony Catalano)

Bref, après avoir fait le tour des solutions existantes pour l’apprentissage de la CW, j’ai opté pour l’apprentissage en ligne via le site lcwo.net. L’intérêt que je lui trouve est un apprentissage très progressif (on ajoute une lettre par leçon), et la possibilité de faire une leçon en tout lieu dès qu’une connexion Internet est disponible (autant dire quasi partout à l’ère des smartphones et de la 4G).

Rendez-vous dans quelques mois pour les premiers QSO en CW…

Posté le 16 mars 2013 dans Réglementation par F4HAJ

La semaine dernière, une petite révolution a frappé le monde des radioamateurs français : la publication au JO de la nouvelle réglementation sur les conditions d’utilisation des fréquences par les stations radioélectriques du service d’amateur. C’est donc le 7 mars 2013 que la décision n° 2012-1241 du 2 octobre 2012.

Ce nouveau texte met enfin à plat la réglementation qui restait bancale depuis la suppression de l’examen pour les classes 1 et 3. On savait depuis mai 2012 que ces classes étaient supprimées, et il n’y avait donc plus aucun moyen d’accéder en France au droit à l’émission en morse (CW) sur le décamétrique, puisque seule les opérateurs classe 1 pouvaient le faire, et que cet examen était supprimé. Ce texte remet tout ceci d’aplomb, en autorisant les opérateurs classe 2 à trafiquer en CW. Les opérateurs classe 3 voient leurs droits inchangés et peuvent toujours évoluer vers une classe 2 en passant l’examen de technique.

Autre nouveauté du texte, et non des moindres : l’extension au niveau national pour l’émission sur la bande des 50 MHz. Auparavant, l’accès à cette bande était soumise à des restrictions géographiques, et en fonction de la zone d’émission, on était limité à 5 ou 100 W,voir totalement interdite dans certains départements. Enfin, l’utilisation en mobile était interdite. Avec ce nouveau texte, le 50 MHz devient une bande « comme les autres », accessible à tous les opérateurs classes 1 et 2 avec la puissance « standard » de 120 W sur tout le territoire, et aussi en mobile.

En tant que pilote, j’ai également noté un autre point intéressant : ce texte abroge le décision n°2010-0537 du 4 mai 2010 qui interdisait expressément l’émission d’amateur à bord d’aéronefs :

Afin de faciliter la lecture du cadre réglementaire, la présente décision prenant en compte ces modifications remplace les dispositions existantes et abroge ainsi la décision n° 2010-0537 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du 4 mai 2010 modifiée précisant les conditions techniques d’utilisation des bandes de fréquences aux installations radioélectriques des services d’amateur.

Afin de faciliter la lecture du cadre réglementaire, la présente décision prenant en compte ces modifications remplace les dispositions existantes et abroge ainsi la décision n° 2010-0537 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes du 4 mai 2010 modifiée précisant les conditions techniques d’utilisation des bandes de fréquences aux installations radioélectriques des services d’amateur.

Pour rappel, cette décision spécifiait dans son article 6 que :

L’installation et l’exploitation d’installations radioélectriques des services d’amateur à bord d’un aéronef ne sont pas autorisées.

Cette disposition n’est pas reprise dans le nouveau texte, il est simplement stipulé dans le préambule du texte :

5.3. Dispositions relatives à l’utilisation de stations radioélectriques du service d’amateur à bord d’un aéronef (notamment avion, ballon sonde…)

L’utilisation d’équipements radioélectriques à bord d’un aéronef peut être soumise à des conditions particulières par les autorités en charge de la réglementation aérienne. A cet effet, l’Autorité rappelle qu’en application de la directive 1999/5/CE le fabricant ou la personne responsable de la mise sur le marché doit indiquer les limitations éventuelles applicables à l’utilisation des équipements radioélectriques qu’il met sur le marché. La présente décision ne dispense pas de l’obtention préalable de toutes les autorisations nécessaires en matière d’aviation civile, notamment de sécurité aérienne, auprès des autorités nationales d’immatriculation des aéronefs.

Il faut donc désormais se référer aux autre textes réglementaires, notamment pour déterminer si des autorisations sont nécessaires, et si oui, lesquelles… J’ai commencé à me plonger dans la réglementation, et notamment sur celle portant sur les stations radioélectriques à bord des aéronefs, et notamment aux textes relatifs aux licences de stations d’aéronefs (LSA). J’ai également mis la main sur un document de l’OSAC qui stipule que seul figurent sur la LSA les émetteurs fonctionnant sur une fréquence aéronautique (paragraphe 5.1), ce qui n’est pas le cas de nos stations d’émission amateur :

N’ont pas à figurer sur la LSA :
– les émetteurs ne rayonnant pas sur des fréquences aéronautiques,
– les balises de localisation personnelle (PLB) conformes à l’arrêté du 26 mars 2008.

Bref, j’en suis la pour le moment, je vais essayer de continuer à creuser pour y voir plus clair.

Pour archives (en PDF hébergé sur ce site) :

Posté le 16 novembre 2012 dans Divers par F4HAJ

Je vient de découvrir ce documentaire de Arte sur 2 radioamateurs italiens (Achille et Giambattista Judica-Cordiglia) qui, a la fin des années 1950, ont capté les signaux des 3 premiers satellites artificiels lancés autour de la Terre (les 2 russes Spoutnik 1 et 2, qui avait à son bord la chienne Laika, lancés en 1957 et l’américain Explorer 1 lancé en 1958). Ils auraient ont étés parmi les premiers (les premiers ? En tout cas selon eux) à intercepter les signaux de Spoutnik en Europe. Ils ont ensuite capté les signaux de la capsule de Gagarine, alors même que la nouvelle d’un homme dans l’espace n’était pas officielle.

En bref, des petits génies des ondes, qui en plus se sont filmés et ont enregistré leurs réceptions, tout ceci dans les années 1960 !

Posté le 10 octobre 2012 dans Divers par F4HAJ

Les Scouts et Guides de France relancent cette année une opération Radioscoutisme, afin de se joindre à la communauté scoute radioamateur. L’initiative radioscoutisme met en relation plus de 500 000 jeunes à travers le monde grâce à la collaboration avec 10 000 radioamateurs.

Les mouvements scouts réalisent traditionnellement depuis 1958 des Jamborées sur les Ondes (JLSO) tous les ans le 3ieme week-end d’octobre. Cette activité avait été délaissée par les mouvements scouts en France depuis de nombreuses années, mais l’association Scouts et Guides de France à décidé de reprendre part à cette opération mondiale à partir de cette année.

Comme j’ai été scout pendant plus de 10 ans, cette opération à pour moi une résonance particulière, et c’est donc avec plaisir que je m’investirais peut-être un jour avec un groupe scout pour leur faire découvrir la radio… encore un projet pour quand j’aurais un peu plus de temps !

Le site dédié est radioscoutisme.org, avec possibilité pour les groupes comme pour les radioamateurs volontaires de s’inscrire pour participer.

Posté le 30 septembre 2012 dans Matériel par F4HAJ

Le filtre secteur fait parti des accessoires dont la présence dans toute station radioamateur est obligatoire. Son but est double. D’une part il doit permettre d’éviter d’envoyer sur le secteur des ondes qui seraient susceptibles de perturber d’autres appareils, et d’autre part, de filtrer le courant qui arrive à l’alimentation qui pourrait perturber la réception.

Il existe des solutions toutes faites dans le commerce, qui sont assez onéreuses (en général plus de 100€), donc la meilleur solution est de se fabriquer sois-même un filtre secteur. Pour ma part, j’ai décidé de réaliser un filtre à base de filtres que l’on peut trouver dans le commerce. J’ai donc opté pour un Yunpen 10A ainsi qu’une fiche d’entrée filtrée (intensité admissible 15A), le tout est enfermé dans une simple boite de dérivation (dimensions 104×104 mm, l’ensemble rentre tout juste). Le tout sort dans sur une triplette ce qui permet de brancher les différents éléments de la station (en veillant à ne pas dépasser les 10A du filtre). Ce montage revient à monter en série 2 filtres secteur.

Quelques images :

Le filtre ouvert

Le filtre ouvert

Le filtre ouvert

L’ensemble :

L'ensemble une fois fermé

L’ensemble une fois fermé

 

Posté le 1 juin 2012 dans Divers par F4HAJ

Parmi les nombreuses activités qui sont ouvertes aux radioamateurs figure le lâché de ballons sondes. Ces ballons sont très souvent lancés en coopération avec le CNES et des écoles, pour qui le ballon devient un moyen pédagogique. Les radioamateurs apportant à ces opérations leurs compétences et connaissances dans le domaine des radio. Les transmissions radio sont en effet indispensables pour les ballons. Elle permettent d’une part le suivi du ballon (le plus souvent via la transmission de sa position GPS par APRS), ce qui fournit des données sur les vents et la progression en altitude du ballon, et d’autre part pour la réception d’éventuelles « télémesures » qui sont transmises en temps réel au sol. Enfin, les radioamateurs sont souvent indispensables pour retrouver les nacelles suite à la chute des ballons. Certains ont en effet une très bonne expérience pour la recherche de balises radio, via des techniques de homing ou de radiogoniométrie. Si la récupération de la nacelle n’est pas toujours indispensable (cas des ballons sondes qui transmettent toutes leurs données en temps réel par radio), la récupération est parfois impérative pour la réussite de la mission. C’est le cas lorsque certaines données ne sont pas envoyées au sol mais simplement enregistrées dans une mémoire. C’est un bon challenge pour les radioamateurs dans tous les cas.

La récupération du ballon était quelque chose de très important pour les lycéens du Lycée Léon Blum du Creusot. En effet, le ballon embarquait (ce qui est rarissime) 2 caméra. L’une filmait le sol, et l ‘autre filmait le ballon. Cela a permis l’enregistrement d’un moment rare et spectaculaire : l’explosion du ballon après une ascension de plus de 30 000 m.

Ces premières images ont été communiquées aujourd’hui, et je vous les livre ici :

Le ballon sonde encore entier

Le ballon sonde encore entier

Début du déchirement

Début du déchirement

Le ballon continue d'exploser

Le ballon continue d’exploser

Le ballon du Lycée Léon Blum du Creusot est presque totalement en lambeau

Le ballon du Lycée Léon Blum du Creusot est presque totalement en lambeau

L'explosion est presque totale

L’explosion est presque totale

Il ne reste que des lambeaux du ballon sonde

Il ne reste que des lambeaux du ballon sonde

Source : Creusot Info

Posté le 14 mai 2012 dans Cours par F4HAJ

Pendant que je préparais ma licence, je me suis fait un petit mémento sur les différents points que je devais intégrer. Au fur et à mesure de mon apprentissage, je me suis constitué un petit document qui est devenu relativement complet. J’ai donc décidé de le publier ici. Attention, ce document ne constitue pas un cours à part entière. Il reprend un certain nombre de notions utiles pour la licence, avec des moyens mnémotechniques associés.

Les points abordés dans le document pour le moment :

  • Réglementation
    • Tableau des fréquences
    • Spectre et dénomination (HF, VHF, SHF…)
    • Classes d’émissions
    • Préfixes
    • Quelques valeurs à connaitre et remarques diverses
  • Technique
    • Résistances (code couleur et formules)
    • Bobines et condensateurs (formules montage série & parallèle, impédance)
    • Quelques notions sur les filtres et ampli opérationnels
    • Les dB
    • Les phases
    • Les modes de modulation

J’ai l’envie de revoir ce document afin de le rendre plus complet et accessible. Ce document est accessible ici. Je publierais les prochaines versions sur la page dédiée de ce blog.

Posté le 9 mai 2012 dans Activations, Radioclub par F4HAJ

Le radioclub de Belfort (F8KOX) va réaliser 2 activations dans les semaines qui viennent.

TM7FMV

La première dés ce week-end, TM7FMV (Tango Mike 7 Fox-trot Mike Victor), les 12 et 13 mai 2012. Il s’agit d’un activation faite à l’occasion de la fête du pain à Echenans (70400, Haute-Saône), dans le fort du Mont Vaudois, également référencé dans les base de données des points haut radioamateur sous le code SOTA F/JU-099.

Fort du Mont Vaudois

TM7TDF

L’activation suivante est un peu plus lointaine puisqu’elle aura lieu lors d’une arrivée du Tour de France cycliste, les 6 et 7  juillet 2012, à la Planche des Belles Filles (SOTA F/JU-027), à 1148 m d’altitude dans les Vosges.

Vue depuis la Planche des Belles Filles

Vue depuis la Planche des Belles Filles

Au plaisir de vous croiser sur l’air.

Posté le 9 mai 2012 dans Divers par F4HAJ

C’est un texte qui était annoncé de longue date mais attendu sans aucune impatience dans le petit cosmos du radioamateurisme français : le texte destituant la classe 3 (classe novice). Ce texte a été publié au JO hier (oui oui, un 8 mai, jour férié), confirmant malheureusement cette information connue de longue date.

Cette classe 3 française, également dénommée F0 (du fait que les titulaire de cette licence obtiennent un indicatif de type FØXXX), était particulièrement appréciée du domaine, car elle offrait un premier accès relativement simple au radioamateurisme (bien que limitant fortement les privilèges, les titulaires étant limités en émission sur la bande VHF amateur, de 144 à 146 MHz). L’examen se limitait en effet aux aspects réglementaires auquel était associé quelques éléments de technique de base, ce qui le rendait accessible à tous : jeunes, personnes moins portées sur la technique… elle était souvent une première masrche vers une licence plus complète. Cette licence n’était en revanche pas reconnue par la CEPT, ce qui limite son usage au territoire français (les titulaires d’une licence F0 ne peuvent émettre de l’étranger, contrairement aux titulaires des autres licences françaises qui peuvent le faire sous certaines conditions).

La classe 3 ne disparaît pas seule, en effet, avec elle, c’est aussi la classe 1 qui est supprimée. Cette classe 1 attestait en France de la capacité à utiliser le code Morse (l’utilisation de ce mode étant interdite pour les opérateurs de classe 2 et 3 sur les bandes HF).

Voir le texte au Journal Officiel.

Je note au même JO la publication de cet avis de l’ARCEP, ou cette autorité se dit favorable (fin de l’avis) au fait d’autoriser la manipulation de stations radioamateur par des non titulaires de licence ni d’indicatif (sous le contrôle d’un opérateur autorisé bien entendu). C’est, je pense, une bonne chose pour promouvoir notre activité. Reste à voir dans quelle mesure cet avis sera suivi et appliqué.

Pour archive (hébergé sur ce blog) :